C’est la première question qui revient quand un commerçant de Haguenau envisage de faire de la publicité en ligne : Google Ads ou Facebook Ads ? Les deux régies sont efficaces, mais elles ne servent pas du tout à la même chose, et se tromper coûte un budget entier avant qu’on comprenne pourquoi rien ne se passe.
La réponse tient en une phrase : Google capte une demande qui existe déjà, Meta crée une envie qui n’existait pas encore. Tout le reste découle de là. Voici comment trancher pour votre activité, et comment j’aborde le sujet dans mes campagnes publicitaires.
Sur Google, quelqu’un tape « plombier Haguenau urgence ». Il a un problème, il cherche une solution, il est prêt à appeler. Sur Facebook ou Instagram, personne ne cherche rien : les gens font défiler leur fil, et votre annonce s’invite entre deux photos de famille.
Demandez-vous si vos clients tapent votre métier dans Google. Un serrurier, un garagiste, un expert-comptable : oui, systématiquement. Un institut de beauté qui lance un nouveau soin, une boutique de décoration, un food truck : rarement, parce que le besoin n’est pas formulé. Le premier groupe va sur Google, le second sur Meta.
Plomberie, serrurerie, électricité, vitrerie, dépannage informatique, remorquage. La recherche est immédiate, l’intention est maximale, et le premier professionnel joignable emporte l’affaire. Sur ces requêtes, Google Ads reste imbattable.
Rénovation, pompe à chaleur, cuisine équipée, véranda, avocat, expert-comptable. Le client compare plusieurs prestataires avant de décider, mais il commence toujours par une recherche.
Garage, auto-école, pressing, taxi, vétérinaire. La requête associe le métier et la ville : « vétérinaire Bischwiller », « taxi Haguenau gare ».
Ouvrez le planificateur de mots-clés et regardez le volume de recherche mensuel sur « votre métier + Haguenau ». S’il dépasse quelques centaines, la demande existe et Google Ads a du sens. S’il est proche de zéro, aucun budget ne créera cette demande : il faut aller la chercher ailleurs.
Une nouvelle carte au restaurant, une collection en boutique, un atelier créatif, un abonnement salle de sport, un salon de coiffure qui ouvre. Personne ne cherche ces choses, mais tout le monde réagit quand on les lui montre bien.
Meta permet de cibler les habitants dans un rayon de dix kilomètres autour de votre adresse, par âge et par centres d’intérêt, pour quelques euros par jour. Pour un commerce de centre-ville à Haguenau, c’est un outil d’affichage local d’une précision qu’aucun support papier n’atteint.
Portes ouvertes, soldes, braderie, marché de Noël, anniversaire de la boutique. Le format événement de Facebook reste très efficace en zone rurale et périurbaine, et le partage local fait le reste.
Coiffure, esthétique, décoration, restauration, paysagisme, immobilier : si votre travail se photographie bien, Instagram fait une partie du travail de conviction que Google ne fera jamais.
Un piège courant consiste à saupoudrer un petit budget sur les deux régies à la fois. Résultat : aucune des deux n’atteint le volume nécessaire pour que l’algorithme apprenne, et les deux déçoivent.
Commencez sur celle qui correspond à votre activité, avec un budget concentré, pendant au moins deux mois. Vous saurez alors si le canal fonctionne, avec des chiffres et non des impressions.
Pas le coût du clic, mais le coût d’une demande réelle : un appel, un formulaire, une réservation. Sans suivi des conversions, vous ne pilotez rien.
Une fois que l’un des deux canaux tourne, le second devient un levier de renforcement plutôt qu’une alternative.
Pour un artisan ou un service, on démarre sur Google pour capter la demande existante, puis on ajoute une campagne Meta de reciblage : les visiteurs de votre site revoient votre entreprise pendant quelques jours, ce qui augmente nettement le taux de demande.
Pour un commerce ou un lieu, on crée d’abord la notoriété locale sur Meta, puis on couvre sur Google les recherches de marque : les gens qui tapent votre nom après avoir vu vos publications.
Les deux régies envoient du trafic quelque part. Si la page d’arrivée est lente, confuse ou sans moyen de contact évident, le budget est perdu quelle que soit la plateforme. C’est la première chose que je vérifie avant de lancer quoi que ce soit : mes réalisations montrent le niveau attendu.
Parlons de votre activité : je vous dis franchement quel canal a du sens chez vous, et lequel n’en a pas.