« Combien faut-il mettre dans Google Ads ? » La réponse honnête n’est pas un montant, c’est un calcul. Un budget se déduit de ce que vous vendez, de ce que vous rapporte un client et de ce que coûte une demande dans votre métier — pas d’un chiffre lu sur un blog.
Voici la méthode que j’applique pour une PME ou un artisan du bassin de Haguenau, avec les seuils en dessous desquels il vaut mieux ne rien lancer.
Le raisonnement se fait à l’envers de ce qu’on croit. On ne part pas de « j’ai 300 € », on part de « un client me rapporte X ».
Avec 2 000 € de marge, un taux de 30 % et une acceptation d’un quart : vous pouvez payer jusqu’à 500 € pour un client, donc environ 150 € pour une demande. Dans la plupart des métiers locaux, une demande coûte entre 20 et 60 € : vous avez une marge de manœuvre très large.
Un commerce dont le panier moyen est de 30 € avec 40 % de marge ne peut pas payer 40 € une demande. Google Ads en acquisition directe n’a alors aucun sens, sauf si le client revient régulièrement — et c’est justement cette fidélité qu’il faut chiffrer avant de décider.
Une campagne a besoin d’un volume minimal pour produire des données exploitables. En dessous, vous payez sans jamais savoir ce qui fonctionne.
Avec un clic à 2 €, cela représente environ 250 € par mois. En dessous, les chiffres sont trop faibles pour distinguer une bonne annonce d’une mauvaise : tout devient une question de chance.
Le premier mois sert à assainir : mots-clés à exclure, ajustements de ciblage, corrections de pages d’arrivée. Le second mois donne les vrais chiffres. Couper au bout de trois semaines, c’est payer l’apprentissage sans en récolter le bénéfice.
Un budget modeste sur une seule prestation, votre plus rentable, battra toujours le même budget réparti sur six prestations. On élargit ensuite, avec l’argent gagné.
Les travaux de rénovation énergétique, l’assurance et le juridique comptent parmi les secteurs les plus chers, parce que la valeur d’un client y est élevée et que de gros acteurs nationaux enchérissent. À l’inverse, beaucoup de services de proximité restent peu disputés localement.
« Chauffagiste » coûte cher et convertit mal. « Remplacement chaudière gaz Haguenau » coûte souvent moins et convertit beaucoup mieux. Plus la requête est précise, meilleur est le rapport.
Google attribue un niveau de qualité à chaque mot-clé, qui dépend de la cohérence entre la requête, l’annonce et la page. Une bonne cohérence fait baisser le coût du clic à position égale. C’est le levier le plus sous-estimé, et il ne coûte rien d’autre que du soin.
Diffuser sur tout le Bas-Rhin quand on intervient à vingt kilomètres, ou la nuit quand personne ne décroche, gonfle la facture sans rien rapporter.
Voici les ordres de grandeur que je constate autour de Haguenau, sans promesse : chaque métier a sa réalité.
300 à 600 € par mois, concentrés sur deux ou trois prestations et une zone de trente kilomètres. Le retour se mesure en nombre de chantiers, pas en clics.
200 à 400 € par mois sur des requêtes très ciblées. Peu de volume, mais chaque contact vaut cher.
Souvent moins pertinent en acquisition directe : mieux vaut travailler la fiche Google et les réseaux sociaux, et réserver un petit budget de recherche sur votre propre nom.
Le pilotage. Une campagne laissée seule dérive en quelques semaines : les termes de recherche s’élargissent, les exclusions manquent, le coût monte. C’est un travail régulier, pas un réglage initial.
Trois vérifications évitent l’essentiel des budgets gaspillés :
Je commence toujours par cet audit, et il est gratuit. Si votre site n’est pas prêt, je le dis avant de lancer quoi que ce soit — voyez la page campagnes publicitaires et mes réalisations.