« Il faut publier tous les jours. » Ce conseil, répété partout, a découragé plus de commerçants qu’il n’en a aidés. Il vient d’un monde où la publication est un métier à temps plein, ce qui n’est pas le vôtre.
La vraie question n’est pas combien, mais quel rythme vous pourrez tenir douze mois. Un compte publié deux fois par semaine pendant un an bat un compte publié tous les jours pendant cinq semaines, puis abandonné.
Les plateformes favorisent les comptes actifs de façon constante. Un pic suivi d’un silence de deux mois est interprété comme un compte dormant : la portée des publications suivantes repart de très bas.
Un compte dont la dernière publication date de septembre donne à penser que le commerce a fermé. C’est le seul vrai risque de l’irrégularité, et il est plus grave que de publier peu.
Fixez le rythme que vous tiendrez pendant votre pire semaine de l’année, pas pendant votre meilleure. Vous pourrez toujours publier davantage quand l’occasion se présente.
Une à deux publications par semaine. Au-delà, la portée par publication diminue sans que le total augmente. Les meilleurs créneaux pour un commerce local sont le jeudi et le dimanche soir.
Deux publications au fil par semaine, plus trois ou quatre stories réparties. Les stories comptent autant que les publications pour maintenir la présence, et elles demandent beaucoup moins de préparation.
Une publication par semaine, si vous vendez à des entreprises. Le rythme y est plus lent et les contenus vivent plus longtemps.
Une à deux par mois suffisent pour bénéficier du format sans y consacrer un temps déraisonnable. C’est le format qui touche le plus de monde, mais aussi le plus coûteux à produire.
Mieux vaut un seul réseau tenu correctement que trois réseaux à moitié. Choisissez celui où sont vos clients et abandonnez les autres sans regret.
Photographiez au fil de la semaine, sans penser publication : un plat, un chantier, une livraison, une vitrine changée. Vous constituez une réserve sans y consacrer de temps dédié.
Une heure en début de mois : choisir huit photos, écrire huit légendes, programmer. Le mois est couvert, et vous ne subissez plus l’angoisse de la page blanche du lundi.
Un format qui revient chaque semaine demande zéro réflexion : la nouveauté du mardi, le chantier du vendredi, la question du dimanche. La contrainte libère.
Une bonne publication peut ressortir six mois plus tard. Une infime partie de votre audience l’avait vue, et parmi eux presque personne ne s’en souvient.
Les visuels génériques, les citations inspirantes, les « bonne journée à tous » avec une photo de banque d’images. Ces contenus ne génèrent aucune interaction, et une publication ignorée fait baisser la portée de la suivante. Ne rien publier vaut mieux.
Reprendre une danse ou un son du moment pour un commerce local n’apporte à peu près rien. Ce qui fonctionne, c’est votre travail et votre quartier.
Les jeux-concours à répétition attirent des chasseurs de lots qui n’achèteront jamais et qui, en ne réagissant plus ensuite, dégradent la portée de vos publications réelles.
Elles ont des équipes. Votre avantage est ailleurs : vous connaissez vos clients par leur prénom, et cela se voit dans vos publications.
La plupart des commerces de Haguenau ont les mêmes temps forts d’une année sur l’autre. Les poser une fois évite de tout réinventer chaque mois.
Les recherches liées à un temps fort démarrent bien avant la date. Préparer la Fête des Mères début mai, pas la veille.
Beaucoup de commerçants n’ont pas de difficulté à photographier, mais à écrire et à programmer. C’est précisément ce que je prends en charge dans mes accompagnements réseaux sociaux.